POUSSIÈRES TRÈS FINES

Les particules en suspension sont des aérosols, des cendres, des fumées particulières.
Deux types sont distingués à ATMO Champagne-Ardenne :

 

Les sources émettrices

L’activité humaine émet des particules fines. Ces particules, constituées de cendres, de composés organiques, de métaux…, proviennent de la combustion de combustibles fossiles, de l’essence et du gazole (transport, installations de chauffage, industries, usines d’incinération des ordures ménagères, centrales thermiques…), ainsi que du revêtement des routes et des chantiers de construction.

Si les émissions de particules ont baissé depuis quelques années, du fait du traitement des rejets industriels, du développement des chauffages à l’électricité et au gaz, et des centrales électriques nucléaires au détriment des centrales thermiques, la part du transport routier a fortement augmenté avec l’extension du parc des véhicules diesel, émetteurs notamment de particules « fines » de diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm, appelées PM2,5.  

 

 

Les émissions de PM2.5 en Champagne-Ardenne

En champagne-Ardenne, les émissions de PM2.5 sont dominées par deux secteurs qui se dégagent nettement : l'agriculture et le chauffage résidentiel/tertiaire, avec respectivement 40% et 38%.

Ensuite, se distinguent le transport routier et l'industrie manufacturière, émettant respectivement 11% et 10%.

 

 

 

 

 

Les effets sur la santé

Selon leur taille (granulométrie), les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l'arbre pulmonaire. Les particules les plus fines peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer les fonction pulmonaire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et/ou cancérigènes.

 

Les effets sur l’environnement

Les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière. Les particules, en se déposant, salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent les étouffer et entraver la photosynthèse.