Les particules en suspension sont des aérosols, des cendres, des fumées particulières.
Deux types sont distingués à ATMO Champagne-Ardenne :
les PM10 dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 10 µm,
les PM2,5 dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 2,5 µm.
Les émissions de PM10 proviennent de nombreuses sources, en particulier de la combustion de biomasse et de combustibles fossiles comme le charbon et les fiouls, de certains procédés industriels et industries particulières (construction, chimie, fonderie, cimenteries...), de l’usure de matériaux (routes, plaquettes de frein...), de l'agriculture (élevage et culture), du transport routier...
L'agriculture est le secteur principal émetteur de PM10 en Champagne-Ardenne avec 49,1% des émissions totales de PM10. Le secteur lié au chauffage résidentiel et tertiaire apparait comme le second poste (23,6%) le plus contributif en PM10 dans la région.
L'industrie manufacturière et le transport routier arrivent en troisième et quatrième position avec rectivement 14,2% et 12,3% des émissions totales.
Selon leur taille (granulométrie), les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l'arbre pulmonaire. Les particules les plus fines peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer les fonction pulmonaire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et/ou cancérigènes.
Les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière. Les particules, en se déposant, salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent les étouffer et entraver la photosynthèse.