La combinaison de l'azote et de l'oxygène de l'air conduit à la formation de composés de formules chimiques diverses regroupés sous le terme NOx. Mesurés 24h/24 par le dispositif fixe de mesure en continu, le monoxyde d'azote - NO - et le dioxyde d'azote - NO2 - sont émis lors des phénomènes de combustion.
Les rejets de NOx proviennent essentiellement de la combustion de combustibles de tous types (gazole, essence, charbons, fiouls, gaz naturel...). Tous les secteurs utilisateurs de combustibles sont concernés, en particulier les transports routiers.
La tendance à la baisse des émissions d'oxydes d'azote constatée depuis 2000 est due en grande partie aux évolutions apportées au secteur du transport routier (augmentation de la part de véhicules catalysés).
Avec 55% des émissions totales de NOx, les transports routiers sont les plus forts émetteurs de NOx en Champagne-Ardenne. En ajoutant les autres transports, les émissions atteignent 58,7% du total régional.
L'agriculture et l'industrie manufacturière contribuent, quant à elles, pour une part non négligeable, avec plus de 20 % pour la première et 11% pour la seconde, des émissions totales.
Le monoxyde d’azote présent dans l’air inspiré passe à travers les alvéoles pulmonaires, se dissout dans le sang où il limite la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine. Les organes sont alors moins bien oxygénés.
Le dioxyde d’azote pénètre dans les voies respiratoires profondes, où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. Aux concentrations rencontrées habituellement le dioxyde d’azote provoque une hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.
Le dioxyde d’azote se transforme dans l’atmosphère en acide nitrique, qui retombe au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification des milieux naturels.