H.A.P.

Les émissions d'hydrocarbures aromatiques polycycliques - HAP - présentés, couvrent les 4 HAP suivants :

  • benzo(a)pyrène,

  • benzo(b)fluoranthène,

  • benzo(k)fluoranthène,

  • indeno(1,2,3-cd)pyrène.

Ces 4 HAP sont ceux définis par le protocole d'Aarhus relatif aux polluants organiques persistants - POP - de 1998 et par le réglement n°850/2004 du parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004.

 

Les sources émettrices

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques - HAP - sont des composés formés de 4 à 7 noyaux benzéniques. Plusieurs centaines de composés se forment dans des proportions relativement importantes lors de la combustion et tout particulièrement celle de la biomasse qui s'effectue dans des conditions souvent moins biens maîtrisées. L'exemple parfait est le foyer ouvert dans le secteur résidentiel.

Lors de la combustion de matières fossiles (notamment pour les moteurs diesel), des HAP sont émis sous forme gazeuse ou particilaire.

L'équipement des foyers en appareils de combustion de biomasse plus performants dans le secteur domestique devrait conduire à réduire progressivement les émissions de HAP dans le futur.

 

Les émissions de HAP en Champagne-Ardenne

En Champagne-Ardenne, un secteur émetteur d'hydrocarbures aromatiques polycycliques - HAP - prédomine avec 80% du total des émissions : le chauffage dans le résidentiel/tertiaire, notamment par la combustion de bois. Le trafic routier, à travers le parc diesel, contribue quant à lui dans des proportions beaucoup plus raisonnables avec 14%.

 

 

 

 

 

Les effets sur la santé

Les effets des hydrocarbures aromatiques polycycliques - HAP - sont depuis de très nombreuses années associés à des riques de cancers. Les HAP sont des molécules biologiquement actives qui, une fois accumulées dans les tissus organiques, se prêtent à des réactions de transformation en métabolite. Ces métabolites ainsi formés peuvent avoir un effet plus ou moins marqué en se liant à des molécules telles que les protéines, l’ARN, l’ADN et en provoquant des dysfonctionnements cellulaires. Par exemple, la toxicité du benzo(a)pyrène est en partie indirectement liée au pouvoir cancérigène de l’un de ses métabolites, le benzo(a)pyrène-7,8-dihydrodiol-9,10 époxyde, qui se fixe au niveau de l’ADN des cellules et entraîne des mutations pouvant, à terme, aboutir au développement d’un cancer.

Outre leurs propriétés cancérigènes, les HAP présentent un caractère mutagène dépendant de la structure chimique des métabolites formés. Ils peuvent aussi entraîner une diminution de la réponse du système immunitaire augmentant ainsi les risques d’infection.

 

Le benzo(a)pyrène

Le benzo(a)pyrène fait partie de la famille des HAP et il est un des composés les plus toxiques de cette famille. Le benzo(a)pyrène est mutagène et fortement cancérigène. C'est pourquoi le benzo(a)pyrène est considéré comme traceur du risque cancérigène de la famille des HAP.