AMMONIAC

Les sources émettrices

Sous forme gazeuse, l'ammoniac - NH3 - est utilisé par l'industrie pour la fabrication d'engrais, d'explosifs et de polymères. L’ammoniac est principalement émis par le secteur de l’agriculture et provient principalement des rejets organiques de l’élevage. On estime qu’une vache laitière émet environ 24,6 kilos d’ammoniac par an. La formation d’ammoniac se réalise aussi lors de la transformation des engrais azotés présents dans les sols par les bactéries. 

 

Les émissions de NH3 en Champagne-Ardenne

 

 

En Champagne-Ardenne, ce polluant est émis dans sa très grande majorité par le secteur agricole avec plus de 99% du total des émissions.

 

 

 

 

 

Les effets sur la Santé

L'ammoniac - NH3 - est un gaz incolore et odorant, très irritant pour le système respiratoire, la peau, et les yeux. Son contact direct peut provoquer des brûlures graves. A forte concentration, ce gaz peut entraîner des oedèmes pulmonaires. L’ammoniac est un gaz mortel à très forte dose. Une tolérance aux effets irritants de l’ammoniac peut aussi être développée.


Les effets sur l'Environnement

La présence dans l’eau de l’ammoniac affecte la vie aquatique. Pour les eaux douces courantes, sa toxicité aiguë provoque chez les poissons notamment des lésions branchiales et une asphyxie des espèces sensibles. Pour les eaux douces stagnantes, le risque d’intoxication aigüe est plus marqué en été car la hausse des températures entraîne l’augmentation de la photosynthèse. Ce phénomène, s’accompagne d’une augmentation du pH qui privilégie la forme NH3 (toxique) aux ions ammonium (NH4+). En outre, ce milieu peut-être également sujet à eutrophisation. En milieu marin, le brassage de l’eau et l’importance de la dilution évitent les risques de toxicité aiguë.
Pour les plantes, l’excès d’ammoniac entraîne une détérioration des conditions de nutrition minérale et une modification des populations végétales avec l’installation d’espèces opportunistes nitrophiles au détriment d’espèces rares préalablement présentes dans les écosystèmes sensibles (tourbières, marais…). De plus, l’absorption importante d’azote ammoniacal par les arbres augmente leur sensibilité aux facteurs de stress comme le gel, la sécheresse, l’ozone, les insectes ravageurs et les champignons pathogènes.
L’ammoniac participe aussi à hauteur de 25 % au phénomène d’acidification des sols.